mercredi 25 août 2010
Amélie Nothomb, une forme d'imposture?
Amélie Nothomb, c'est comme le beaujolais nouveau on ne sait vraiment pas pourquoi une telle piquette mérite une fête nationale....
Mais bon c'est la tradition, chaque année en septembre au milieu des fournitures scolaires dans ton caddie déjà rempli tu glisseras un peu honteusement le nouveau Nothomb. Parce que ça se fait, parce que qui sait peut-être que cette fois il sera bon?
Je n'ai pas dérogé à la règle, mais je vous jure que l'on ne m'y reprendra pas plus. Pas de gueule de bois non, juste le sentiment de m'être fait avoir une fois de plus...
L'auteur : La femme au chapeau et au teint blafard ne se présente plus! Omni-présente dans les médias avec des airs de ne pas y toucher peaufine son image d'écrivain tordu ne mangeant que des légumes blets... Mouai voudrais bien voir ça moi... Elle se fait connaitre avec Hygiène de l'assassin, elle reçcoit le grand prix du roman de l'Académie française en 1999 pour Stupeur et tremblements. Ses premiers succès furent totalement mérités. Des romans déjantés génialement écrits. Malheureusement depuis une dixaine d'années à chaque rentrée ses livres deviennent de plus en plus banals et sans intêret...
L'histoire : Amélie Nothomb raconte une relation épistolaire entre elle et Melvin Mapple, un soldat de deuxième classe américain affecté à Bagdad. Ce soldat souffre de ce qui pourrait constituer le nouveau scandale dans l'armée : il est obèse... Il l'appelle à l'aide pensant qu'elle seule pourra le comprendre...
Impressions : Les sujets tirés par les cheveux ne me font pas peur. Encore faut-il avoir les moyens de ses ambitions et là on sent très clairement que l'auteur en est resté au stade du brouillon. On sent le génie (car elle en a) dans certaines de ses phrases.. Mais rien n'est abouti on sent qu'elle a écrit vite d'ailleurs elle ne s'embête plus à trouver des fins. L'histoire se termine car elle en a décidé ainsi. C'est vrai après tout pourquoi se fatiguer??? Ca marche quand même alors?
Gagnez du temps cette année, ne la lisez pas!!!
mardi 24 août 2010
Laurent Gaudé Ouragan
lundi 23 août 2010
Jean-Christophe Rufin, Katiba
mardi 17 août 2010
Vivement la rentrée!!!
mercredi 4 août 2010
Walking dead
la caverne des idées
L'histoire de ces crimes est aussi l'histoire d'un manuscrit qu'un traducteur retranscrit sous nos yeux, l'annotant inlassablement en pensant l'éclairer, ignorant que son destin de personnage est d'établir la revanche de la littérature sur la philosophie, de démontrer que seule la fiction contient toutes les vérités du monde.
En Angleterre, La Caverne des Idées a obtenu le Gold Dagger Prize.
La Caverne des Idées est un livre très étrange, il y a tout d'abord une enquête traditionnelle, avec un cadavre, un fin limier, et une intrigue bien ficelée. Puis on se rend compte que plusieurs enquêtes se superposent....
Mais il est aussi, surtout, un questionnement littéraire et philosophique, parsemé de mises en abyme successives et imbriquées, qui amènent petit à petit à un dénouement pour le moins surprenant.
Un roman bourré de références, littéraires, philosophiques, et de références dans les références, , dans un mouvement circulaire un peu étourdissant mais tout à fait réjouissant. Vous l'aurez compris les littéraires et les âmes classiques vont trouver ce livre totalement jouissif.
L'auteur est à la fois le détective, le traducteur, l'écrivain, le philosophe. Il s'amuse à fabriquer des images, et des images dans les images.
C'est un magnifique exercice littéraire, qui révèle une maîtrise étonnante de l'écriture et de la conception d'une intrigue.
Les personnages sont doubles, à l'intérieur et à l'extérieur, dans ce jeu grandissant qui alterne le texte et les notes de bas de page, qui font elles-mêmes complètement partie du texte.
En clair totalement miam miam...!!!